Portfolio primaire
Editions Didier
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Comme tous les portfolios, il se compose de trois parties :

  • LA BIOGRAPHIE LANGAGIÈRE
  • LE DOSSIER
  • LE PASSEPORT DE LANGUES

La BIOGRAPHIE LANGAGIERE constitue la partie la plus importante de ce portfolio.

La Biographie Langagière permet à l'élève de se situer dans deux perspectives distinctes :

La première sous-partie (pages 5 à 8) « Mes contacts avec d'autres langues » et « Mes contacts avec d'autres cultures » sont destinées à aider l'élève à prendre conscience que la connaissance d'éléments culturels, d'expériences vécues dans d'autres environnements langagiers peut constituer une entrée possible dans l'apprentissage d'une langue.

Pour l'enseignant, il s'agit d'inciter l'élève à effectuer cette démarche personnelle. En fonction des contextes d'exercice, cela peut être l'occasion de valoriser les cultures d'origine des élèves, de leurs familles et la langue éventuellement parlée à la maison.

La deuxième sous-partie (pages 10 à 35) « Mes compétences en langues » constitue la majeure partie du Portfolio. Cette partie devra permettre de
- faire réfléchir sur la réalisation de tâches langagières simples,
- garder une trace de cette réflexion,
- faire prendre conscience des progrès.

Elle est organisée par activités de communication langagière, celles qui concernent l'oral d'abord, puis celles qui concernent l'écrit :

  • Écouter (niveau A1 : pages 10 à 17, niveau A2 : page 18)
  • Prendre part à une conversation (niveau A1 : pages 19 à 23, niveau A2 : page 24)
  • S'exprimer oralement en continu (niveau A1 : pages 25 à 26, niveau A2 : page 27)
  • Lire (niveau A1 : pages 28 à 30, niveau A2 : page 31)
  • Écrire (niveau A1 : pages 32 à 34, niveau A2 : page 35)

Chaque activité langagière comporte un certain nombre de descripteurs, formulés en langage simple et accessible. Ils sont déclinés en une série de situations concrètes vécues ou à faire vivre par les élèves.
Trois langues sont proposées (codées par des pastilles de couleurs différentes).

L'apprenant peut également compléter par un ou d'autres descripteurs non prévus par la grille.

Les descripteurs généraux du CECRL sont ici déclinés pour l'élève dans un langage simple et accessible.

Exemple :
Descripteur CECRL :
"Je peux comprendre des mots familiers et des expressions très courantes au sujet de moi-même, de ma famille et de l'environnement concret et immédiat, si les gens parlent lentement et distinctement."

=>11 descripteurs portfolios :
Je peux comprendre quand quelqu'un me salue ou prend congé – Je peux comprendre des données chiffrées – Je peux comprendre des consignes….

=>Chacun de ces sous-descripteurs est encore une fois décliné en autant de situations différentes
Par exemple pour "Je peux comprendre des consignes simples“, sont proposées toute une série de consignes détaillées (cf. p. 12, 13 et 14)

La déclinaison des descripteurs est envisagée sous la forme de situations que l'élève doit pouvoir repérer par rapport à l'apprentissage de la langue étrangère à l'école principalement, ou bien de situations rencontrées à l'extérieur. Cette déclinaison de descripteurs intègre les notions de diversité des situations et de complexification des structures.

Il s'agit de situations de communication qui font sens pour l'élève avec non seulement des informations manquantes qui sont à rechercher, mais avec un projet à construire et la nécessité de coopérer avec ses camarades.
(Contre-exemple : pour l'élève, répondre à des questions posées par l'enseignant dont ce dernier connaît les réponses à partir d'un support visible par tous ne correspond pas à cet objectif !)
Ces situations s'insèrent dans un projet, une séquence avec une « tâche finale » visée c'est-à-dire avec un résultat identifiable. Toutes les actions de ce projet (ou mini-projet) convergent vers cette « tâche ». En fonction du cahier des charges défini, les élèves doivent mener à bien cette mission et les différentes étapes pour y parvenir (perspective actionnelle définie par le CECRL (page 15).
En l'occurrence, la liste de situations décrites ne doit pas induire chez l'enseignant l'idée qu'enseigner une langue étrangère pourrait consister en une succession de formulations à faire apprendre aux élèves de manière linéaire.

Chaque situation est suivie, pour chaque langue, de 3 pastilles à colorier pour l'élève. Cela s'appuie sur le constat qu'une seule rencontre avec une formulation n'est pas une garantie suffisante de pouvoir la reconnaître ou la produire dans un contexte différent. Ce n'est pas parce qu'on a colorié un rond, une fois, qu'on a réussi : un descripteur n'est vraiment maîtrisé que quand on est capable de le réaliser à des moments différents, plusieurs fois, ou avec plus ou moins d'aisance (notions de fréquence, spontanéité, …) Les 3 pastilles correspondent donc à 3 occurrences différentes qui sont nécessaires pour la validation du bilan dans la partie « Mes Réussites » (pages 36 et 37).

Il n'y a pas de hiérarchie dans la liste des descripteurs proposés.

Au niveau du portfolio pour le primaire, certains élèves, pour certaines activités langagières, peuvent relever du niveau A2. Des descripteurs sont donc prévus pour permettre la valorisation des performances des élèves mais le choix a porté essentiellement sur un travail approfondi du niveau A1, ce niveau étant l'objectif visé, par les programmes, pour la fin du cursus élémentaire.

Le Dossier doit pouvoir rassembler tous les documents personnels que l'apprenant juge utile d'y conserver : tickets d'entrées, magazines, cartes postales, publicités, emballages, etc… ou encore attestation d'expériences ou de stages linguistiques,… Les pages 38 à 41 servent à consigner ces traces. Bien entendu, ces différents éléments pourront être conservés dans une pochette (des éléments pour personnaliser le Dossier dans l'esprit du porfolio sont disponibles ici), une boîte à chaussures, etc.

Le passeport donne une vue d'ensemble des capacités de l'apprenant en différentes langues à un moment donné ; cette vue d'ensemble est définie en termes de capacités en relation avec les niveaux de compétence du cadre européen commun de référence, dont un extrait de la grille figure p. 47 et 48. (de A1 à B1).

Le passeport fait état des compétences langagières mais aussi des expériences d'apprentissage linguistiques et interculturelles.
Il réserve une place à l'auto-évaluation, à l'évaluation par des enseignants et des institutions scolaires, ainsi que par des organismes de certification.

Il pourra servir de lien entre différents enseignants, différentes écoles ou institutions.